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C'est l'Agence France Presse qui annonçait, le 2 septembre dernier, cette primeur mondiale: le Bureau pour le Cannabis Médical
(BCM) du ministère de la Santé avait commencé à approvisionner les pharmaciens.
La drogue se présente en doses de cinq grammes, emballées par le producteur ou le pharmacien. «Celui-ci lui expliquera
comment l'utiliser --de préférence par inhalation à la vapeur ou par infusion--, il informera le patient des effets secondaires
et des contre-indications en cas de prise d'autres médicaments», a précisé Mme de Roos, la porte-parole de l'Association royale
des pharmaciens néerlandais.
Selon l'agence, un porte-parole du ministère de la santé affirmait de son côté qu' «il n'y pas de preuve scientifique que ça
marche. Mais un usage répété montre que cet effet existe bel et bien».
lien vers l'article de novascoop.com:
http://www.novascoop.com/article.php3?id_article=2424
Au Canada, déjà en 2001, selon les «Calgary Herald», les pharmaciens albertains se déclaraient prêts et un représentant
du Collège des Pharmaciens d'Alberta déclarait alors: «Nous aurons la même approche qu'avec les autres substances. Le collège
encourage la profession à s'informer sur les doses correctes, les effets secondaires et les interactions potentielles.»
(Source : Calgary Herald du 19 juillet 2001).
Aujourd'hui, les médecins qui acceptent de rendre ce service, maintenant légal, à leurs patients, préfèrent demeurer discrets
et Sunil Patel, le président de l'Association médicale canadienne, affirmait récemment à «L'Express» (18 septembre 2003) qu'il
n'existe aucune étude sérieuse démontrant les supposés bénéfices du cannabis. Quant aux pharmaciens québécois, leur président,
monsieur Jean-Yves Julien déclarait au même journal que «tant que le cannabis ne fera pas partie des médicaments légalement autorisés,
nous ne le distribuerons pas.»
Et pour compléter le tableau, les utilisateurs autorisés affirment maintenant (fin septembre 2003) que le produit qu'on leur donne,
cultivé par des experts au fond d'une mine du Manitoba, est de moins bonne qualité que ce qu'ils trouvent sur la rue...
Par Daniel Grégoire |